Noël approche…Si vous êtes en recherche d’un joli cadeau, pensez à la nouvelle publication de l’Institut Gustave Courbet.

En co-édition avec Silvana Editoriale, l’Institut Gustave Courbet édite le premier volet de Gustave Courbet, Chronique d’une réhabilitation consacrée à la réhabilitation de Gustave Courbet, son Retour au pays après son décès à La Tour-de-Peilz en 1877.

25 €, en vente à l’Institut Courbet et à la librairie du Musée Courbet. (possibilité d’envoi par la Poste + 10 € de frais de port et d’emballage)

Contact : Institut Gustave Courbet, 6 rue de la Froidière, 25290 Ornans,

tél : 03 81 62 04 97 / contact@institut-courbet.com

Gustave Courbet – Silvana Editoriale

Voici un extrait de la préface de l’ouvrage sous la direction de Carine Joly, Conservateur de l’Institut Courbet et avec le concours de Petra ten-Doesschate Chu, Sophie Cramatte, Julie Delmas, Chantal Duverget, Sébastien Fernier, Chantal Humbert et Philippe Pillot :

« À force de travail, de convictions et de coup d’éclats, Gustave Courbet, le
provincial débarquant à Paris en 1839 avec son fort accent franc-comtois, aura su monter les marches de la gloire pour devenir le maître de la peinture réaliste. Ces œuvres « manifestes », Un enterrement à Ornans, Les Paysans de Flagey et L’Atelier du peintre datant des années 1850, marquent l’ascension de Courbet au rang des plus grands peintres de son temps. Représenter des villageois d’Ornans– petite bourgade reculée de l’est de la France – au format de la peinture d’histoire mythologique et religieuse, quelle audace ! Son art sera décrié par les uns – il est le « Watteau du laid » pour Baudelaire parce qu’il peint la réalité de ce qu’il voit – ou encensé par les autres, Champfleury et Jules-Antoine Castagnary seront ses défenseurs. Certains récupéreront ou s’approprieront son œuvre, comme Proudhon qui fera de Courbet son héros dans Du principe de l’art et de sa destination sociale ou, bien plus tard, Aragon dans son Exemple de Courbet.
Son engagement politique au moment de la Commune de Paris le détourne
de la peinture et sera perçu par certains comme un égarement et par d’autres
comme un apogée. Ses conceptions anticléricales qu’il exprime dans Le Retour de la conférence, son besoin de faire scandale pour être au centre des polémiques seront particulièrement mal vécus, surtout à Ornans.
Il devra payer pour tout cela. Financièrement, il sera condamné à rembourser les frais de reconstruction de la colonne Vendôme. Il en est aux yeux de l’État le seul responsable et sera dans l’obligation de s’exiler en Suisse. Gustave Courbet meurt à La Tour-de-Peilz le 31 décembre 1877 et sa dépouille ne devait revenir à Ornans qu’en 1919 dans un quasi-anonymat. La participation de Courbet aux événements de la Commune, son implication supposée dans la chute de la colonne Vendôme et son anticléricalisme sont encore présents dans les esprits, Gustave Courbet est rangé au purgatoire des artistes.
À Ornans cependant, des initiatives sont prises pour valoriser son œuvre. La
réhabilitation est en marche. Charles Léger, l’un de ses premiers biographes, est à l’initiative de la pose de la plaque sur la maison natale du Maître-Peintre en 1921 et les protagonistes de l’Association des amis de Gustave Courbet (aujourd’hui dénommée Institut Gustave Courbet) mèneront le combat en vue de la création d’un musée qui lui sera dédié à Ornans. Robert Fernier, son président, mettra tout en œuvre, avec acharnement, conviction et passion, pour trouver les fonds nécessaires à l’acquisition de la maison natale et cela ne sera pas simple, loin de là.

Ces ambassadeurs de l’œuvre de l’artiste, nous avons voulu leur rendre hommage.

Ce retour de Courbet au pays, de La Tour-de-Peilz à Ornans, nous avons souhaité l’évoquer dans ce premier tome de la collection « Gustave Courbet, chronique d’une réhabilitation ».
Nous envisageons d’élargir le propos dans le temps et dans l’espace et prévoyons deux autres volumes :

  • A la conquête du monde (volume 2)
  • Rencontres et regards contemporains (volume 3) »